
Frederick Arthur Bridgman
Les attatichs, sorte de corbeilles enveloppées d’étoffes avec un fond plat garni de coussins et de tapis, dont les extrémités retombent en manière de rideaux sur les deux flancs du dromadaire, faisaient plutôt l’effet de daïs promenés dans une procession que de litières de voyage. Imagine un assortiment de toutes espèces d’étoffes précieuses, un assemblage de toutes les couleurs : du damas citron, rayé de satin noir, avec des arabesques d’or sur le fond noir, et des fleurs d’argent sur le fond citron ; tout un atouche en soie écarlate traversé de deux bandes de couleur olive ; l’orange à côté du violet, des roses croisés avec des bleus, des bleus tendres avec des verts froids ; puis des coussins mi-partie cerise et émeraude, des tapis de haute laine et de couleur plus grave, cramoisis, pourpres et grenats, tout cela marié avec cette fantaisie naturelle aux Orientaux, les seuls coloristes du monde.
Eugène Fromentin. Un été dans le Sahara
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Georges Washington

Adolphe Gumery
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