« Eh bien, Si Ahmed, lui disais-je tout à l’heure, tu es content, on va te faire un beau chemin de fer, qui reliera le Mzab à Alger et de l’autre côté à Tombouctou, quelle chance pour le commerce, pour tes affaires, pour tes voyages, dis ? – Oh non, Sidi, je ne suis pas content, oh non, nous n’avons pas besoin de ton chemin de fer, nous avons les chameaux pour nos affaires, et personne ne nous dérange. Il va venir plein de monde dans le Mzab, et alors ce ne sera plus le Mzab, nous aimerions bien mieux rester tranquilles ». Pauvre Mzabite, c’est qu’il a raison. Oh ! l’implacable civilisation.
Hubert Lyautey. Cité par André Le Révérend, Un Lyautey inconnu.

Isidore Van Mens